Joachim GarraudLove is Gone”, “The World is Mine”, “Love Don't Let Me Go”, “Just a Little More Love”. Cela ne vous dit rien? David Guetta? Oui mais pas seulement ! Le Dj qui se cache en réalité derrière ces productions et qui les a co-composées est en fait Joachim Garraud ! Co-fondateur des labels Gum Prod, Square Prod, GumDigital.com et Gum Records et auteur du podcast musical le plus écouté de France, « Zemixx », il est aussi un remixeur très recherché puisqu’il a travaillé pour Moby, Deep Dish, David Bowie, Cassius, Cerrone, Kylie Minogue, en passant par Bob Sinclar et Mylène Farmer. Il a également produit le son du spectacle et de l’album de Jean- Michel Jarre. Tout ceci n’est qu’une partie du gigantesque iceberg musical qui compose sa soucoupe de « Space Invaders ».  A travers sa musique « tonique, positive, dark, puissante, techno, violente, expressive et dancefloor » comme il la définit lui-même, Joachim Garraud est aussi reconnu pour ses lives exceptionnels qui mêlent images et sons. Qui plus est, cet incroyable Dj a l’humilité des plus grands, ce qui est tout à son honneur. Interview avec Monsieur Joachim Garraud, par votre serviteur Goldenboy, très heureux de vous présenter ce grand nom de la musique électronique, peut-être celui qui réinvente le clubbing…

Bonjour Joachim ! Toute l’équipe tient bien évidemment à te remercier de nous accorder cette interview événement !  

Salut à vous tous ! Ca va bien ? 

Comment t’es venu cet attrait pour la musique ? Te souviens-tu du premier disque qui a marqué ton enfance ? 

J’ai toujours aimé la musique, et j’ai commencé par le conservatoire de piano et de percussions. Le premier disque qui m’a marqué c’est l’album de Herbie Hancock – Rockit. Je me souviens, j’avais lavé la voiture de mon papa qui m’avait donné un peu d’argent et j’avais été l’acheter. C’était très différent de ce qu’écoutaient mes parents à l’époque, ils étaient plus du genre Equinoxe, Oxygène de Jean Michel Jarre, qui a bien sûr bercé mon enfance, mais Herbie Hancock – Rockit, c’était vraiment mon premier disque à moi.

Sept ans de conservatoire ! Pas trop dur le solfège ?

C’est vrai que le solfège, au départ, ça peut paraître un peu rébarbatif, mais dès que l’on s’installe derrière un piano et que l’on commence à interpréter des œuvres qu’on aime, qu’on peut prendre du plaisir à lire une partition, à la déchiffrer pour interpréter un morceau, c’est quelque chose de très jouissif ! Donc tous ceux qui démarrent le solfège et qui trouvent ça rébarbatif, dites-vous que c’est la clé pour pouvoir après prendre beaucoup de plaisir en faisant de la musique.

Joachim GarraudTu joues principalement devant un public de connaisseurs. Mais, à tes débuts, t’est-il arrivé de rentrer déprimer après un set en te disant : « zut, ils n’ont rien compris, si seulement j’avais pu jouer plus pointu » ?

 Il est évident que plus la notoriété monte, plus tu peux affirmer ton son puisque les gens qui viennent actuellement à mes concerts ou quand je joue en club, quand tu vois tous les premiers rangs qui ont des t-shirts Space Invaders, ils connaissent tous les titres que j’ai produit, remixé ou que même j’ai en cours, que j’ai diffusé une fois dans mes podcasts ZeMixx, ils les connaissent par cœur. Dans ce cas là, c’est vrai que c’est très facile puisque je joue uniquement ma programmation et que les gens sont là pour ça. Quand j’ai redémarré à être Dj, il y a 4 ans, il est évident que je ne savais pas trop au niveau de la direction artistique où je voulais vraiment aller, c'est-à-dire que j’étais capable de jouer un peu plus de house vocale, ou de l’Electro techno, puisque c’est ce que j’aimais, mais c’est vrai que c’est plus facile aujourd’hui de jouer de la house vocale et quelque chose de plus happy devant un public de non connaisseurs. Donc c’est vrai qu’il m’est arrivé au tout début de revenir un peu déprimé en me disant ils ont rien compris ; je voulais jouer des trucs Electros et en fin de compte je me retrouvais à jouer les mêmes trucs house que tout le monde, tout ça pour faire danser les gens. Et heureusement, aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas, et même, j’arrive à renverser la situation en sachant que quelques fois, plus je joue pointu, plus les gens apprécient dans certaines soirées, je pense entre autre au festival Future Music Festival en Australie, la programmation était très pointue, j’ai joué des trucs que j’avais fait la veille et que personne ne connaissait, et pourtant il y’avait un enthousiasme évident sur le dancefloor.

Tes mixes sont extrêmement interactifs, ce sont d’ailleurs des lives et non de simples Dj sets. Tu travailles avec trois platines, scratches des images sur écran géant et n’hésites pas non plus à brandir ton synthé pour improviser des gimmicks incroyables, tout en gardant le contrôle de ta table de mix. Comment t’est venue l’idée de ce concept ? S’est-il développé progressivement ?

 Le concept de jouer live, c'est-à-dire de jouer par dessus la musique ou d’interrompre la musique et de jouer avec un clavier des gimmicks que les gens connaissent par cœur, ou des lignes de bass, ou même aujourd’hui, je me lâche carrément en faisant des chorus dans les morceaux, c’est tout simplement parce que je regrettais que le DJ soit cantonné au fait de passer les disques des autres ou même quand ce sont ses propres disques, de ne pas pouvoir faire d’interprétation parce que c’est très difficile d’interpréter avec des platines.  Sauf quand tu es dans le domaine du scratch ou du rap, où tu peux encore tenter de faire des interprétations avec des platines, mais quand tu es un Dj techno, Electro ou house, tu passes les disques les uns derrière les autres, et donc quelques fois tu rajoutes un accapella, tu fais des boucles, donc c’est vrai qu’il y a de la création, y’a un peu de remix, mais c’est pas de l’interprétation. Pour moi c’était important de pouvoir interpréter avec un clavier des choses qui me rendaient encore plus proche du public et qui faisaient une vraie interaction. Cela n’est pas venu d’un seul coup, cela s’est fait progressivement. Au début je voulais plus jouer avec un sampler et faire des trucs live, et au fur et à mesure, le concept s’est affiné, et c’est vrai qu’aujourd’hui entre les images que je peux scratcher grâce à la platine Pioneer DVJ 1000, ou mon keytar, cela fait un set unique, un vrai show, différent d’un Dj classique, mais c’est ce que je voulais, me démarquer des autres.

Les Spaces Invaders (nom donné aux fans de Joachim) t’adulent, tu représentes pour beaucoup un exemple de réussite à tout point de vue, que ce soit dans le djiing ou dans la prod. Très proches d’eux via ton site Internet et ton forum, tu n’hésites pas à y prendre la parole. Ce contact direct influe-t-il sur ta vision de la starification que peut avoir un Dj international comme tu l’es ?

Joachim GarraudC’est une très bonne question. C’est vrai que ce forum là est un forum pour nous tous, les Spaces Invaders qui aiment la musique électronique, qui aiment le matos, les Dj’s, les soirées, et qui aiment faire la fête, qui n’aiment pas la drogue, qui pensent que la meilleure drogue c’est la musique, qui se protègent les oreilles, c’est un peu le profil du Space Invaders (rires !). j’adore aller sur le forum parce que j’ai des échanges très constructifs, je pense que c’est bien de dire à un jeune de 16 ans qui démarre aujourd’hui, qu’il vaut mieux qu’il prenne tel matériel et que je le fasse bénéficier de mon expérience pour qu’il ne se fasse pas arnaquer par un patron de boite ou qu’il ne perde pas son temps sur des boootlegs qui ne pourront jamais sortir ou des choses comme ça vis-à-vis des maisons de disques, donc partager mon expérience et en faire profiter ceux qui démarrent, je trouve ça génial puisque ces gens là ont la même passion que moi j’avais et que j’ai toujours depuis que je suis gamin et qu’ ils puissent ainsi s’orienter pour trouver le meilleur boulot ou poste qui va les épanouir, je serai très content. Quand je reçois des mails de gens ou des messages sur le forum qui disent : grâce à ton travail, tes vidéos ou tes lives, ou tes dernières prods, tu m’as fait aimer la musique électronique et aujourd’hui je veux faire tel métier, être ingénieur du son, etc., et bien je me dis c’est génial parce que déclencher des passions chez les gens c’est ma plus belle action parce que j’ai toujours eu la chance de vivre dans ma passion et de ne jamais me préoccuper de l’argent, c'est-à-dire que j’étais dj bénévole, puis un jour on m’a dit c’est bien ce que tu fais tu vas pouvoir être payé. Mais moi, ce qui m’excitait, c’était de jouer, ce n’était pas forcément l’argent puisque je jouais sans rémunération, c’est parce que j’avais vraiment la passion en moi de faire de la musique, des remixes, de communiquer avec les gens, jouer en live. Aujourd’hui, le fait d’être payé ne change rien à ma passion, donc c’est vrai que si je peux déclencher des passions à travers ce forum, je serais très heureux ; puis tu parles de la starification des dj internationaux, je suis surtout un passionné de musique et j’ai eu de la chance : je fais les voyages à l’autre bout de la terre.

De jeunes Dj’s et Producteurs sont présents sur ton Forum, t’arrive-t-il souvent d’écouter leur titres ou mixes ? As-tu déjà fait des découvertes intéressantes ?

Oui ! J’écoute toutes les prods qui me sont envoyées à travers mon forum, je reçois de plus en plus de prods donc je prends de plus en plus de temps, j’ai tout écouté depuis le début donc on ne pourra pas me reprocher d’avoir mis un truc à la poubelle sans écouter. Bon, bien souvent en 5 secondes tu as fait le tour de la track mais je réponds à chaque fois, en fonction du temps que je peux y accorder. J’ai découvert des choses intéressantes puisque j’ai découvert des gens comme Ben Blash, comme Nick In Time (www.myspace.com/nickintimesound), qui sont des nouvelles signatures, du label www.gumdigital.com , mon label de vente en ligne. Ils m’ont envoyé une maquette, et j’ai dit ton titre est bien, mais la prod j’aime moins, je te propose qu’on le produise ensemble ; alors ils sont venus passer une journée ou deux au studio, et donc nous avons produit ensemble, et pour eux ça a été un pied à l’étrier incroyable puisque après ils se retrouvent à faire des lives, à être demandés en clubs, à signer d’autres morceaux avec d’autres maisons de disques. 

La « Swedish Mafia » à savoir les grands Dj’s et producteurs Eric Prydz, Steve Angello, Axwell, Sebastian Ingrosso, ont collaboré avec toi. Comment se sont déroulés vos premiers contacts ?

J’ai reçu un titre il y a 6 ans de Sebastian Ingrosso qui était vraiment bien, et j’ai donc pris contact avec lui puis j’ai vu Angello, et la première fois qu’ils sont venus à Paris, ils sont venus chez moi, dans mon studio, ils m’ont fait écouter des prods et moi aussi, et c’est là que j’a vu qu’ils étaient extrêmement doués. Là, je leur ai dit, personne ne vous connaît, moi je crois à fond à ce que vous faites, faisons des choses, développons des labels ensemble, (on a pas eu le temps) mais nous avons gardé des relations intimes très importantes et par exemple, il y a un titre qui sera sur le nouvel album de David Guetta qui est une collaboration avec Angello et Ingrosso. Axwell, c’est un très très bon remixeur et c’est un mec de talent, avec qui je m’entends très très bien, ce sont vraiment des amis, quand je les ai fait venir en France, j’ai joué en Suède pour eux, on essaye de se filer des coups de mains.

Si ta collaboration avec David Guetta n’avait jamais eu lieu, penses-tu que vous en seriez là aujourd’hui ?

Je pense que j’ai fait un sacré bout de chemin avec David qu’il aurait pas pu faire tout seul et que je n’aurais pas pu faire tout seul. Je crois beaucoup aux rencontres dans la vie, et au partage, à partir du moment ou on fait des choses qu’on sait bien faire, c’est bien de le faire en équipe, surtout si le partenaire m’apporte des choses aussi, donc avec David, c’est le cas, on s’échange pas mal de choses et ça nous permet de faire des choses ensemble, et aujourd’hui être dans la carrière internationale qu’a David et de vendre autant de disques, j’avoue que c’est un bonheur immense et une chance incroyable.

Joachim GarraudQuestion indiscrète s’il en est, quel est le rôle de chacun en studio ?

 Ce n’est pas une question indiscrète, David n’est pas un musicien, ce n’est pas non plus un technicien, donc il vient plus avec des idées, des idées de samples, de textures de sons, etc, après on les réalise ensemble et c’est vrai que c’est moi qui suis derrière les machines puisque ce sont mes machines et mon studio. Mais depuis deux ans, David a beaucoup progressé à ce niveau là puisque avant qu’il ne me rencontre, il n’avait pas d’ordinateur et maintenant il a du mal à s’en passer, ça prouve qu’il y a une bonne collaboration et une bonne amélioration des compétences de chacun.

Tu as joué en direct des pyramides du Caire devant 2,4 milliards de téléspectateurs. Après cette expérience, gères-tu plus facilement le stress qui précède une performance ?

C’est vrai que ce stress là aux Pyramides du Caire le 31 décembre devant des milliards de téléspectateurs, était un stress monstrueux, je faisais des cauchemars à répétition les jours qui précédaient, avec toujours les mêmes cauchemars où je me plantais de disque, où la platine Cd’s sautait et il fallait que j’aille en chercher une dans un camion, bref des cauchemars incroyables. Donc,  depuis que j‘ai viré ce stress là, j’aborde un peu toutes les situations avec toujours le trac avant de jouer sur scène, ou dans un club, j’ai toujours une petite pointe d’angoisse, disons que je peux un peu mieux la gérer, et physiquement, ça se concrétise par le fait que je ne dois pas aller au toilettes dix fois avant de monter sur scène (rires), ce qui était le cas avant vu que j’avais vraiment un trouille gastrique ou j’avais vraiment peur de monter sur scène, mais maintenant ça va beaucoup mieux ! J’ai appris à gérer ça grâce à ma prestation devant les pyramides.

Quel est ton point de vue à propos de la musique dite « commerciale » ? Est-ce pour toi un terme péjoratif ? Comment la définirais-tu ?

Pour moi, la musique commerciale c’est celle qui plait au plus grand nombre donc ce n’est pas du tout péjoratif, je trouve que c’est bien de plaire au plus grand nombre. Ma première règle, qui est ma règle principale de production, c’est être fier de ce que l’on produit. Aujourd’hui je suis fier de « Love Don’t Let Me Go » même si on a vendu 500 000 singles en France et si ça a été le titre le plus diffusé durant toute une année. C’est un titre extrêmement populaire, c'est-à-dire que la grand-mère de 50 ans pouvait siffler le refrain comme le peintre en bâtiment sur son chantier qui écoute la radio et qui connaît le titre par cœur. C’est extrêmement commercial, extrêmement populaire mais pour moi ce n’est pas péjoratif parce que je trouve bien de toucher d’autant plus de gens (c’est ce qui va faire la différence avec un titre des Musclés ou de Dorothée), que Love Don’t Let Me Go a eu un parcours avant de toucher la masse. Ce titre a d’abord été aimé par une élite, qui a aimé ce son Electro avec une voix un peu gospel, et a eu un peu un parcours exemplaire pour un titre, c'est-à-dire qu’il a d’abord plu dans un microcosme très branché, les gens de la mode…et ensuite c’est devenu un titre grand public. C’est pour ça que j’adore ce titre là parce que via son parcours, c’est vraiment pour moi, le parcours idéal pour un tube. Je n’en ai pas honte, ce n’est pas un tube que j’ai fait pour gagner de l’argent, c’est un titre que j’ai fait parce que je le trouve beau, parce qu’il me plait, parce que la mélodie est belle, c’est un titre que j’aime encore écouter aujourd’hui, même si on l’a écouté 2000 fois à la radio.

Actuellement, la crise du disque touche les labels financièrement. Penses-tu qu’artistiquement, de très bons morceaux plus pointus et moins « vendables » passent à la trappe à cause de cette situation ? Et que par là, certains labels perdent leur identité afin de survivre ?

Joachim GarraudJe suis tout à fait d’accord avec toi ! Aujourd’hui les maisons de disque doivent faire du chiffre absolument, et beaucoup de titres qu’ils ne sentent pas avec un potentiel énorme de vente, vont passer totalement inaperçu car ils ne mettront pas du tout d’argent dessus. Ce qui dirige aujourd’hui les maisons de disques, c’est le special marketing, qui est là pour vendre du disque, et donc on a beaucoup moins d’artistique dans ces maisons de disques, et heureusement qu’il y’a des petits sites comme www.gumdigital.com (la seule boutique exclusive des labels Fuck Me I'm Famous Records, Gum Prod & GumDigital) qui se développent parce que pour moi c’est une solution afin de promouvoir des titres différents du marché du disque,  et c’est vrai que si aujourd’hui je fais seulement 3000 downloads, 4000  ou 10 000 downloads, on ne gagnera pas énormément d’argent mais au moins on aura présenté un nouvel artiste et on aura exposé de la musique un peu différente, en tout cas de la musique qui s’adresse peut-être à moins de personnes. C’est pour ça que ces petits sites de vente en ligne est une alternative aux grosses majors qui elles vont continuer à vendre du disque en faisant de la pub télé, et vont vendre de plus en plus de la compile et effectivement de la compile avec à l’intérieur, tous les mêmes titres. Et c’est là qu’il y’a une perte d’identité énorme au sein de la maison de disque.

Comment verrais-tu évoluer la House et l’Electro dans les années à venir ? Que penses-tu du courant Minimal actuellement très en vogue ?

C’est difficile parce que je pense qu’il faut parler de mois, parce que ça va très très vite. Je pense que l’Electro est devenue très populaire. C'est-à-dire que dans certains clubs, des clubs populaires, avec plusieurs salles, la plus grosse salle était il y a quelques mois la salle RNB-Rap, et la salle techno était une petite salle avec l’Electro.  Aujourd’hui c’est inversé, càd que la grosse salle, c’est l’Electro. Il y a une popularisation de l’Electro qui fait que l’on en entend de plus en plus dans la pub, que des radios comme Fun se sont mis sur le créneau soul and dance, mais en fin de compte ce n’est rien d’autre que de l’Electro et de la mauvaise dance pour moi, mais c’est vrai qu’il y a une évolution du goût des gens plus prononcés vers l’electro, et comme à chaque fois,ça commence par les courants pointus, qui ne séduisent qu’une partie de la population, comme par exemple la minimale (la musique du DC10 et des soirées Cocoon à l’Amnésia Ibiza, avec Sven Vath). C’est cependant moins en vogue dans les partis un peu plus élitistes, et j’ai l’impression que l’on s’oriente un peu plus vers la techno. Cela m’arrange d’ailleurs énormément puisque c’est là où je voudrais pouvoir établir une petite niche, mon exemple étant Carl Cox évidement !

Tu as une grande famille (quatre enfants !), comment arrives-tu encore à l’heure actuelle à concilier ta vie de Dj Producteur avec ta vie privée ? Joachim Garraud serait-il un surhomme ?

Non, je ne suis pas un surhomme, j’ai la chance d’avoir besoin de très peu de sommeil par nuit. Je dors 4 heures par nuit et ça va (durant dix jours, après, j’ai besoin de dormir un peu plus !). Ca me permet de concilier le fait d’avoir quatre enfants et de leur donner du temps à chacun et ensemble, et de continuer à faire de la musique, de produire et de faire le Dj à l’autre bout de la terre. J’essaye dans un maximum de cas de concilier les deux. Par exemple, pour le 31 décembre dernier, j'ai fait une tournée à Bali en Indonésie avec toute la famille !!! C’était vraiment super.

Dernière question : LA question Ready2Move. As-tu un scoop à faire partager à nos internautes ?

Le scoop que je peux vous faire partager est qu'à la fin de l'année on pourra envisager un album « Joachim Garraud » album techno et Electro !!

Un grand merci à toi !

Site officiel : www.joachimgarraud.com

Juin 2007
by GoldenBoy