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Birthday party with R2M

Hugel

Que ce soit à travers ses singles fraîchement débarqués sur les ondes tels que l’excellent « I Believe I’m Fine » en collaboration avec Robin Schulz, d’ores et déjà certifié disque d’or, son titre « Baby » ou ses remixes pour David Guetta, Lost Frequencies, J Balvin, Charlie Puth et j’en passe, Hugel (prononcez le avec un « g » doux à la française) tisse sa toile avec dextérité et crédit dans une industrie en constante évolution.

Même en ayant assuré la première partie de David Guetta, dans le cadre de sa tournée "Europe Arena Tour", le 19 janvier passé devant un Bercy plein à craquer, Hugel garde la tète sur les épaules et continue d’entretenir une très forte connexion avec ses amis et fans de la première heure.

Ses productions, qui investissent progressivement les radios belges, ont d’ores et déjà conquis les charts de pays tels que la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, l’Italie, ou encore l’Afrique du Sud.

Passé de 500.000 streams sur Spotify à 40 millions en un peu plus d’un an, Hugel, enchaîne les résidences à Ibiza (aux côtés de David Guetta ou Robin Schulz), remplit les plus grosses scènes d’Europe et a fait vibrer Tomorrowland l’été dernier.

Ce marseillais, véritable self-made producer, crée sa propre route avec authenticité, sur laquelle il slalome entre house, hip-hop et black music.

Bien décidé à apporter sa pierre à l’édifice de la musique électronique, notre jeune prodige semble être aux stade des balbutiements d’une carrière qui s’annonce durable, et qui pourrait même engendrer…un nouveau courant musical!

Rencontre avec un artiste porté par un mistral gagnant et avant-gardiste.




Tu te présentes sur ton Soundcloud, ou ailleurs comme étant la nouvelle sensation house/pop émergente, mais tu te vois plus en tant que DJ club ou plus en tant que producteur pour la radio ? Est-ce que c’est difficile de mélanger les deux ?


C’est pas difficile de mélanger les deux…maintenant, si tu veux, initialement, je voulais être producteur de hip-hop. ..Ce que j’aime dans la production, c’est de faire des chansons. Donc même si je produis des trucs un peu plus house, DJ, ça va quand même rester très pop…Je veux avoir des chansons qui soient à la fois Spotify mais qui en même temps peuvent être jouées dans des clubs.


Et pour toi, le hip-hop, tu envisages ça comme une finalité ? Parce que tu restes quand même très attaché à ça…


Je viens d’avoir mon deal de publishing avec BMG, et ça paraît un peu fou, ça pourrait même paraître prétentieux, mais je veux vraiment créer une nouvelle sorte de R&B.


Oui, j’avais lu que tu disais que ce style restait très lié à la culture black, et que toi, tu voulais y mettre un côté un peu plus européen…


C’est ça, en fait, j’essaie vraiment de trouver le juste milieu entre la musique black et la musique européenne telle qu’on la connaît, et pour mes prochains originaux, ce que je vais vraiment essayer de bosser en studio, c’est d’allier les deux.


Est-ce que le hip-hop est une finalité pour moi… Le Hip-Hop tel qu’il existe, non. Mais créer quelque chose avec les deux univers, oui.


Vu le stade auquel tu es arrivé aujourd’hui, avec un vrai management, une maison de disque qui est Warner, ton contrat de publishing chez BMG, tes soirées, tu penses que rester soi-même dans ce milieu, c’est possible ? Parce que, c’est ce que tu veux je pense…


Clairement, je n’ai aucune raison de ne pas rester moi-même. Je fais ce que j’aime, j’en vis, je remercie l’univers tous les jours pour ce cadeau.


Et aujourd’hui, tu es encore libre dans ce que tu fais ? Tu n’as pas de barrières ? Tu ne te sens pas parfois « enfermé » ?


Non, pour l’instant non, je touche du bois, j’ai pas de barrières. Je pense que t’as des barrières quand ta vision des choses elle est pas mainstream. Du coup, les maisons de disques sont toujours à la recherche de choses « Katchi » et peuvent parfois t’imposer des barrières. Moi j’ai toujours aimé le mainstream, la pop, et la recherche de gimmick « Katchi » qui restent bloquées dans ta tête. Quand je veux faire une chanson, le but c’est qu’elle soit le plus « Katchi » possible, et que les nanas ne s’arrêtent pas de la chanter.


Tu parles souvent de ça, c’est pour ça que tu es assez vocal, tu veux que les meufs puissent chanter tes titres sous la douche…


Sous la douche ou ailleurs, entre copines. Moi, ce que j’ai envie de faire, c’est de faire des titres qui soient forts, qui vont faire passer des sensations. Je veux que ma musique t’inspire l’amour, la fête, le sexe, peu importe, mais je veux qu’elle te fasse ressentir quelque chose.


Et c’est comme ça que l’on crée des classiques…Tu as tout pigé là-dessus…


à une époque, participer à la Winter Music Conference de Miami ou à l’Amsterdam Dance Event (ADE), c’était le rêve de tous les producteurs…jusqu’en 2010 environ, un peu après l’avènement de Facebook et de tous les réseaux sociaux génériques. Tout est alors devenu plus « digital », les moyens de promotion ont fort changé. Les rencontres sur place sont devenues peut-être moins importantes. Aujourd’hui, on n’apporte plus vraiment de CDs, ou de clés USB, et l’on envoie plus facilement des liens. Penses-tu que ce genre de meeting joue toujours un rôle aussi important pour faire des rencontres vraiment efficaces et avoir un retour réel ?


Pour être honnête avec toi, l’ADE, ouais, je pense que c’est vraiment important, enfin moi, j’ai eu mon deal là-bas. C’est là que j’ai rencontré mon manager.


Tes rencontres avec Stefan Dabruck et Robin Schulz se sont passées pendant ces événements ?


J’ai rencontré Stefan à Amsterdam. Je l’ai attrapé dans la rue, il passait et je l’ai reconnu, et je lui ai dit « mec, t’as deux minutes, je te fais écouter un morceau » et il m’a dit « bah, je suis pressé, j’ai des rendez-vous », et je lui ai dit « Eh ! Ho ! J’arrive de Marseille ! Ne me dis pas que t’as même pas deux minutes pour écouter un track ! ». Et il m’a dit « ouais, une minute, vite fait ». Il a écouté, et m’a dit comme ça : « Allez, vas-y, tu peux rentrer à Marseille maintenant, tu ne signes avec personne d’autre que moi. Je te signe en management et chez Warner Music».


Donc, si c’est important… L’ADE, ouais, cent pour cent… Miami, j’y suis allé cinq ou six fois, je sais plus…


… Et les rencontres autour d’une piscine avec un cocktail, c’est légendaire, ou c’est vrai ?


Miami, c’est les vacances pour moi, j’y vais, honnêtement, pour sortir avec mes potes, pour les meufs, sortir, rigoler, mixer aux pool parties et tout, mais c’est pas un endroit ou tu fais du business, c’est trop vaste, c’est trop grand,…alors que l’ADE c’est tout devant le Felix Meritis Hôtel.


Qu’est-ce qui a fait la différence pour toi ? Je te demande cela parce que, il y a environ deux ans, tu avais posté une photo de toi sur Facebook, de dos dans le studio, avec une légende qui disait : « pendant que ses copains partaient en vacances le petit Flo devenait producteur ». Est-ce que tu te souviens de cette photo ?


Oui, bien sûr…


Moi, ça m’avait fortement marqué, tu penses qu’à un moment tu t’es consacré uniquement à ça en te disant « maintenant, je fonce ! » ? Et c’est vrai que quand on regarde ton Facebook, on voit que c’est réel. On voit que tu es un vrai producteur, que tu aimes ce que tu fais. Tu es proche des gens et tu parles avec eux, il y a retour, tu le vis…


Clairement. Moi, je suis parti à 17 ans de chez mes parents. J’ai arrêté l’école très jeune. J’ai commencé la musique à peu près à la même période. C’était pas très facile, on va pas se mentir, j’ai fait un peu tous les métiers de la terre, mais j’ai jamais lâché la musique. Quand tout le monde, partait en vacances, j’avais pas les sous pour ça, d’ailleurs je ne partais pas du tout en vacances.
Je bossais seulement sur ma musique. Comme je t’ai dit, je fais ça, ni pour l’argent, ni pour la gloire, mais juste parce que c’est la chose que j’aime le plus au monde. Pour moi, c’était naturel de passer du temps à travailler. Et quand j’ai écrit cette phrase sur facebook, y a environ deux ans c’était pour dire que, ouais, clairement, j’arrête pas de travailler…


Et ça a payé, puisque, tu disais que tu irais à Ibiza uniquement si tu y étais booké. Et finalement, tu as travaillé assez que pour avoir tes vacances payées…


J’ai envie de dire que, aujourd’hui, ma vie professionnelle c’est un peu les vacances ahah.


Est-ce que tu as vu un changement lorsque tu as commencé à émerger ? Tes amis sont-ils tous des gens de la musique ? Ou bien tu as gardé des gens qui sont loin de ça, comme attaches ? C’est difficile de réagir face aux gens quand ça change comme ça dans ta vie ? Tu ne deviens pas parano ?


Je ne deviens pas parano. J’ai la chance d’avoir un entourage vraiment fait d’amour, d’amitié, d’unité, de passion. Je pense que dans la vie, la clé, c’est vraiment l’amour. C’est très important, quoi que tu fasses dans la vie. Si tu fais les choses avec amour, tu les fais bien, tu les fais mieux, et tu multiplies par dix, voire par cent, tes chances de réussir, quand tu fais les choses avec amour…


Oui, parce qu’on a l’impression que tu ne te poses pas de questions, tu le fais naturellement, « you just do it », …


J’ai commencé en 2005, j’avais un groupe « KitSch 2.0 », on a galéré et ça a pas marché, y a eu plein de truc, mais je pense que c’est l’amour qui te fait tenir longtemps, qui fait que tu continues, parce que t’aimes tellement ça, que tu fais ça ni pour l’argent, ni pour la « fame », que tu continues de le faire avec amour et ça fonctionne.


Tu es resté authentique…


…Oui, je pense que c’est vraiment le seul moyen de marcher aujourd’hui. Rester authentique et dans une démarche de faire les choses avec amour.


On sent aussi que tu ne te brides pas, quand tu as un truc à dire, tu le dis, et ça aussi, c’est pas mal du tout.
Est-ce que tu penses que tu fais partie de la nouvelle vague des DJs-producteurs qui s’exportent facilement à l’étranger ? Comme par exemple Lost Frequencies, Henri Pfr, Ofenbach,…Est-ce que cette nouvelle génération d’artistes, ne serait pas une sorte de French Touch 3.0 ? Bien qu’il y ait deux belges dans ceux que je viens de citer…


Oui, je vois ce que tu veux dire. Je pense qu’il y a une sorte de nouvelle scène « pop/ house », qui fonctionne. Après voilà, mon but c’est de créer mon propre truc.


On se demande qui se dispute la garde du petit Hugel. Est-ce que c’est plutôt Robin Schulz ou David Guetta ? Parce que tu vois, on a l’impression qu’il y en a un qui t’a pris sous son aile et que l’autre s’est dit, mais non, c’est moi. Tu as quand même des résidences à Ibiza depuis 3 ans, entre autres au Pacha, à l’Ushuaïa, au Café Mambo,…et beaucoup de dates avec David…


Non, personne ne se dispute. J’ai la chance que ces deux dj’s me soutiennent. Notre bookeuse Maria May chez CAA y est pour beaucoup. C’est une grosse vitrine pour moi. David, est clairement un boss. Tourner avec lui, ça me permet de me faire connaître au maximum, et de jouer dans des endroits de fou. On vient juste de finir la tournée européenne ou j’ai pu assurer ses premières parties.


Cela ne t’a jamais fait peur ? Tu as été résident a « Joïa Club » (Aix-En-Provence) durant quatre ans je crois ?


Oui. Quatre ans.


Tu as quand même une centaine de dates par an…


Oui entre les dates et le studio je suis assez occupé.


Et donc, tu as un peu l’habitude. Est-ce que ça change quelque chose de jouer devant 5000 personnes ou 50.000?


Ouais, ça change quelque chose…


Tu n’as jamais été stressé avant une soirée ? Tu as toujours l’air hyper cool, hyper détendu…


Le jour où je ne suis plus stressé, il faut que j’arrête. J’ai toujours le trac avant de monter sur scène mais c’est un bon trac.


Les gens qui n’ont pas de talent ne sont jamais stressés…


Ce que je dis, c’est que lorsque tu montes sur scène, tu veux faire plaisir aux gens, tu n’as pas envie de décevoir, donc forcément, t’angoisses un peu parce que t’as envie d’être à la hauteur. Mais la différence entre les grosses scènes et les clubs, c’est déjà ce que tu joues, et la manière dont tu joues. Sur les grosses scènes, c’est un peu comme en concert, donc les gens n’ont pas le temps d’attendre. Y a pas de longueur, ça change très vite. Alors que dans un club, tu peux prendre plus le temps de rouler, de jouer un vrai DJ set.


Tu as assuré la première partie de David Guetta à l’ AccorHotels Arena (anciennement appelée « palais omnisports de Paris-Bercy) devant 16.000 personnes à Paris. Est-ce que cette date représentait quelque chose de différent pour toi ? Vu l’endroit ?


Oui, le fait que ce soit en France à Bercy. C’est certainement la plus grosse date de ma vie, la plus incroyable de toute ! Genre…l’émotion, la foule, tout ! Le plus grand moment de scène de toute ma vie.


Sur d’aussi grandes scènes, dans des cas comme ça, est-ce que tu répètes, tu fais des soundchecks…?


Non, on est arrivés comme ça, on a fait le truc direct, y a pas eu de répétition, y a pas eu de soundcheck. J’avais préparé un live pour la tournée européenne donc je savais plus ou moins ce que je faisais quand même…


Et tu as joué combien de temps exactement ?


Une heure…ce qui est beaucoup pour une première partie à Bercy…c’est énorme.


Jouer une heure, est-ce que ce n’est pas un peu court pour toi ? Parce que tu aimes bien emmener les gens, leur faire faire un petit voyage, parfois je me dis qu’une heure de set, c’est vraiment short…


En club oui, mais pas sur les grosses scènes.


Et le fait d’être mis en avant par toute l’équipe de David Guetta, ça ne te met pas de la pression, le fait que l’on attende autant de toi ? J’imagine qu’il faut être efficace tous les jours, moralement très fort…


Je pense que dans n’importe quel travail que tu fais, tu as une tâche à accomplir, le but c’est de l’accomplir, Après, la pression chacun la gère un peu à sa manière…Je suis pas non plus hyper stressé, mais comme je te dis, c’est aussi parce que j’ai préparé mon truc, et que je sais ce que je fais.


Le fait de passer des caps comme ça, passer de club en festivals, est-ce que ça te renforce pour la suite en te disant « j’ai déjà fait des dates pareilles », ce qui te rend plus confiant pour la suite ?


Bah oui, forcément. Plus tu fais de grosses scènes, plus tu prends de la confiance, plus tu prends tes habitudes. Tu prends tes marques, tes repères, tu es beaucoup plus à l’aise, et puis tu attrapes des automatismes qui te permettent justement de tenir la foule, et la manière d’ambiancer un show live.


Et lors de tournées comme ça, tu t’obliges à avoir entre guillemets, une vie saine et équilibrée ? C’est une discipline de tous les jours ? Ce n’est pas l’image du DJ complètement à la masse que les gens s’imaginent…


Non, non, de toute façon, là je suis au régime à fond, j’ai perdu 7,5 kg déjà, Tous les jours je fais du sport, on mange bien, j’essaye de dormir au maximum. Dans les hôtels on a souvent des salles de sports, donc on essaie de garder une hygiène de vie qui permet de rester en forme quoi.


C’est un grand changement par rapport à l’époque où tu faisais des prods et que tu restais longtemps en studio ? J’ai entendu, par exemple, Quentin Mosimann, dire que la production « c’était beaucoup de junk food ». Aujourd’hui, tu arrives à faire du studio, te produire tard la nuit en tournée, et en même temps, suivre un mode de vie équilibré ?


Je pense que ça n’a rien avoir avec le studio ou avec la tournée. J’ai décidé d’avoir une hygiène de vie plus saine. Cela n’a rien à voir avec le fait que je sois en studio ou en tournée. C’est un choix personnel.


Et quand on parle de grosse scènes, est-ce que tu penses que tous ces « artifices », au sens propre du terme, comme les lumières, les feux d’artifice, tout ça, c’est vraiment important ?


Bien sûr ! Sur une grosse scène, clairement ! C’est ce qui te met dans l’ambiance « concert ».


On parle de productions avec des grosses pointures, de festivals, etc. Penses-tu que le marketing a une importance énorme dès le départ afin de se démarquer ? Ou bien qu’il serait utopique de croire que le talent, uniquement, puisse faire émerger des artistes (et que cela suive ensuite éventuellement avec du marketing)?


Le marketing, énormément !


Beaucoup plus qu’avant parce qu’il y a plus de concurrence ? C’est plus dispersé à cause des réseaux sociaux ?


Aujourd’hui, c’est 40 % de musique et 60 % de marketing.


Donc, oui, c’est encore pire qu’avant…


Concrètement, aujourd’hui, bien sûr, il faut que la musique soit là, mais, à côté de ça, ce qui est important, c’est ton personnage sur les réseaux sociaux. C’est l’image que tu renvoies, qui tu es, comment tu es. Il y a tellement de gens qui veulent faire ça aujourd’hui, que c’est difficile de se démarquer. Il te faut un bon management, une bonne agence de booking, une bonne maison de disques, de bonnes chansons, un bon publisher, une bonne maison d’édition… Il faut que le label fasse le job en temps et en heure, que la promotion soit faite, Il y a tellement de détails…


Comment s’est passé Tomorrowland?


Cette année, c’était mon premier Tomorrowland et c’était vraiment extraordinaire. Il pleuvait, il pleuvait, et quand j’ai commencé à jouer le soleil est revenu et j’ai pu jouer mon set entièrement.


C’était comme tu imaginais, c’était une consécration ?


Bien sûr, forcément, c’est une consécration. C’est une étape de plus sur ton CV…C’est un rêve de gosse que tu réalises !


Maintenant que tu es vraiment au top niveau, tu en profites pour contacter plus facilement des artistes avec qui tu voudrais travailler ? ça change ta façon de voir la production, en te disant que, maintenant tu peux peut-être travailler avec telle ou telle personne et étendre tes projets ?


Plus tu avances, plus cela devient facile, là je viens d’être certifié disque d’or pour la première fois lundi (ndlr : 5 février 2018).


Félicitations !


Donc du coup, forcément, pour faire des collaborations pour les featurings etc., c’est plus facile quand tu as un disque d’or que quand tu n’en as pas.


J’ai interviewé Joachim Garraud, et plus récemment Bob Sinclar (bientôt en ligne), qui parlaient des États-Unis, et notamment de Los Angeles. C’est important les États-Unis par rapport à l’Europe pour viser le Billboard et les charts mondiaux ?


Pour la production, pour écrire des chansons, oui.


Pour écrire les chansons ? Et pourquoi exactement ?


Parce que la production, tu vois, je la fais chez moi ou n’importe où. La production, c’est la réalisation, donc tu la fais par ordinateur, en revanche le songwritting, ça se fait dans une pièce, avec des auteurs, des musiciens. Écrire des chansons, ça, c’est un truc qui pour ma part, marche bien aux États-Unis, ou à Londres…j’aime bien écrire à Nashville, c’est cool, on n’y va souvent ainsi qu’a Los Angeles.


C’est une question de vibrations, de personnes, d’entourage ?


C’est une question de vibe, c’est tout à propos de la vibe, la vie entière est à propos la vibe. Et écrire des chansons là-bas, c’est vraiment à propos de ça. Quand tu es avec des gens avec qui il y a une vibe dans la pièce, tu écris des trucs cool.


Est-ce que tu as encore du temps pour toi actuellement pour voir tes amis ou bien tu as un planning qui est hyper serré ?


Je passe beaucoup de temps à voyager avec eux. Mais pour mes amis d’enfance, les gens de ma famille, c’est sûr que j’ai moins le temps de les voir, oui.


La dernière question, la question R2M, la question à deux balles : c’est quoi le bonheur pour toi ?


Pour moi, le bonheur, c’est la liberté. La liberté, c’est quoi ? C’est de pouvoir faire ce que tu aimes sans jamais avoir à galérer, ou à être contraint... La liberté, je crois que c’est la plus grande richesse d’un homme. Tant que tu es libre, tu es heureux. Il n’y a pas beaucoup de gens qui sont libres aujourd’hui.


12 Février 2018, 21:33
by Nick In Time