
Amis dans la vie, complémentaires derrière les platines, Angel et Massimo Terremoto, deux destins liés, nous font vibrer chaque week-end au Louise Gallery, Cabaret et aux fabuleuses soirées Strong. L’un aux traits angéliques, l’autre au caractère plus volcanique.
Le choc de titans qui ne laisse personne indifférent…
Comment vous êtes-vous intéressé à la musique ?
Massimo :
J’ai toujours aimé la musique.
Je m’y suis réellement intéressé vers l’âge de 14 ans, j’écoutais tous les styles de musique (R’n’B, funk, variété), alors que maintenant je ne peux plus les supporter…
Et j’ai commencé à mixer à l’age de 19 ans, l’époque de la « Who’s Who’s Land », où les dj’s mettaient le feu aux platines. J’adorais la musique « Speed Garage » qu’on y passait…
Angel :
Tout a commencé avec mon beau père, qui animait les mariages…
Ensuite j’ai commencé à sortir au « Who’s Who’s Land », et je suis devenu fan de Jos et Olivier Gosseries qui y mixaient…
Vous avez presque le même début avec le « Who’s Who’s Land », vous y êtes vous rencontré ?
Angel et Massimo:
On se voyait, mais rien que du regard, on se haïssait..
Alors comment avez-vous fait connaissance ?
Angel :
J’ai commencé à travailler avant lui et un jour, il est venu me demander le titre d’une chanson. Je lui ai offert le disque et c’est comme çà que notre amitié a commencé…
Ensuite, on a commencé à travailler ensemble au Cabaret et depuis, on se quitte plus.
Comment êtes-vous arrivés derrière les platines de grosses boîtes ?
Massimo :
Moi je sortais au Cabaret et un jour, c’est José Luis qui a su que je commençais à mixer, et qui m’a invité chez lui pour mixer à sa fête d’anniversaire. La soirée devait se terminer à minuit, mais à 23h, tout le monde devait partir car ils étaient tous sur les tables de son salon…
En tout cas, ça lui a plu et il m’a proposé de mixer au Cabaret le 14 août 2003.
Ensuite j’y suis devenu ‘dj résident’…
Ma musique était très « house et vocale », maintenant c’est plutôt « tribal progressive », limite « electro ».
Angel :
Moi c’est un peu plus compliqué comme parcours…
Ça a commencé avec les mariages, grâce à mon beau père qui y était animateur. Ensuite, je me suis fort intéressé à la House, à l’époque du « Who’s Who’s Land » et où on entendait que çà à la radio…
Je faisais même des cassettes avec mes mix que je distribuais à l’école…
On m’a alors demandé de mixer à un TD au Fuse. Et Olivier Gosseries était là…. Je lui ai donc refilé une de mes cassettes..
Trois semaines plus tard, il me téléphonait pour me demander de venir mixer à la Radio (Fun Radio).
Ensuite j’ai commencé à mixer une semaine sur 2, au Pacha (rue de l’écuyer) pour José Luis, et ce jusqu’à la fermeture de la boîte..
Après, je suis passé au Mirano durant 2 ans et de là, je suis passé directement au Louise Gallery, où je mixais juste le vendredi avec Olivier Gosseries.
J’ai sympathisé avec José Luis, et j’ai commencé à mixer le samedi et également le dimanche ..
Quel est votre meilleur souvenir ?
Angel :
Il y a eu l’Amnesia à Ibiza, où 4500 personnes t’applaudissent. Ensuite le Space. C’est là que tu te dis « WAOUW ». C’était vraiment incroyable… Mais mon meilleur souvenir reste quand même une petite soirée, avec Massimo, au Studio44 : quand on est arrivé là, il y avait 20 personnes, assises. On s’est alors mis à mixer, un disque chacun, et là, c’était 20 personnes en folie qui dansaient sur la piste.
L’Amnesia, c’était impressionnant, mais j’étais sans Massimo…
Massimo :
Moi c’était au Maxim’s à Paris, on mixait à 2 dans une salle qui était pleine à craquer. Alors que dans l’autre salle, avec les résidants parisiens, c’est à moitié vide…
Angel :
Mais faut dire que tout ce qu’on a maintenant, on le doit à José Luis et Jos.
Ça a d’abord commencé avec Olivier Gosseries pour moi, mais on a chacun pris son chemin…
Que signifie pour vous le Deejaying ?
Massimo :
Pour moi chaque dj doit chercher son propre style, on ne doit pas tout accepter pour faire plaisir aux autres… . Je suis capable de le faire, mais ça ne me plaira pas et le public le ressentirait. Je ne suis pas du genre à acheter d’office un disque car c’est le tube du moment. Je mets mes morceaux au « feeling », je n’ai pas une playlist déjà prête pour la soirée. Mais j’ai toujours un petit sac noir avec d’autres disque pour sauver la soirée au cas où. Et çà, c’est Angel qui me l’a appris (laughs).
Angel :
Pour moi c’est une passion.
On essaye de faire découvrir au gens des disques de qualité. On met aussi des morceaux commerciaux, sauf au Strong (Strong @ Residence Palace). Là on se lâche complètement…
J’ai toujours été au « feeling » pour mettre mes disques, je ne prépare jamais rien à l’avance. Je reste à l’écoute du public, et quand je vois qu’il suit alors je continue sur ma lancée, sinon je ralentie un peu. Je reprend peut-être les mêmes disques, mais c’est jamais dans le même ordre.. Et au niveau musique, je suis un peu plus « vocal ».
Massimo :
Par exemple, on achète le même vinyl. Angel passe le côté vocal et moi le côté sans voix.
Avec quel Dj gardez-vous le meilleur souvenir ?
Angel :
Il y en a eu beaucoup avec qui j’ai déjà mixé : David Guetta, Paul Johnson, Antoine Clamaran, Bob Sinclar, Massimino, Benny Benassi, et bien d’autres… Mais personnellement, ceux qui m’ont le plus impressionnés sont Jos et Olivier Gosseries.
Massimo :
Moi c’est Danny Tenaglia. Je n’ai jamais mixé avec lui, mais j’ai assisté à un de ses sets à l’Amnesia (IBIZA) qui a duré 24h. La musique n’a pas arrêté de monter et jamais il n’a repassé le même morceau.
Qu’est-ce qui fait évoluer un dj pour vous ?
Massimo :
Sa sélection musicale sans se prendre la tête. Par exemple, Junior Jack. On l’a connu avant qu’il ne soit au top avec ses morceaux mondialement connus. Et il est resté le même… quand il nous croise, il nous salue alors que d’autres auraient eu la grosse tête… idem avec Rudy (Mad club).
Angel :
Il faut rester simple est soi-même au niveau humain et musical… il ne faut pas commencer à copier les playlists des grands Djs, mais garder sa propre personnalité !!
Pour terminer, quels sont vos projets pour l’avenir ?
Massimo :
Progresser afin d’être au top de mes capacités au niveau technique et peut-être continuer à mixer à l’étranger, comme à Barcelone par exemple… et puis aussi me lancer dans la production.
Angel :
Moi j’ai une tout autre vision de l’avenir… je vais peut-être dégoûter tout le monde mais c’est d’être marié et avoir des enfants avec la femme de ma vie : Gaëlle.
Et au niveau musical, que ce rêve continue…
Massimo :
J’aimerais bien qu’on produise un truc à deux, mais j’attends qu’il se réveille… (laughs)
Site Officiel:
Massimo Terremoto : www.massimoterremoto.be
Angel : coming soon
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