Portail dédié à la Nightlife, Ready2Move est votre guide de Clubbing pour toute la Belgique.
Cela fait désormais sept ans que je côtoie les différentes facettes du monde de la nuit et je pense avoir vu et participé à tous les évènements Belges auxquels il valait la peine de mettre pied, mais aucun évènement ne m'a autant marquée, ni en Belgique ni en dans aucun autre pays, autant que l'I Love Techno ces 6 dernières années.
C'est un festival qui a quelque chose de presque religieux et solennel pour moi, qui se différencie énormément chaque année mais qui me laisse à chaque fois marquer sur mon petit agenda la date du suivant et en compter les jours manquants à quelques heures de la fin du précédent.
Ceci dit, par manque de temps et d'espace je me limiterais à raconter les expériences de cette 14ème édition, qui a vu bien 35 000 clubbers y participer.
La fête commence dans le train, jeunes de tous les pays se disputent en toutes les langues sur des sujets des plus variés (par exemple, cette année, tous les Etats Membres de l'Union Européennes étaient d'accord sur l'inutilité de Jean Claude Van Damme en ce monde) ainsi que leur motivation. Les plus motivés ont même préparé des piqueniques riches en vitamines (redbull) et huiles oligo-essentiels (pâte au spéculoos) dans le train.

Arrivés, comme toujours, c'est la course aux rats - et ce indépendamment de l'heure ou' vous arrivez - vers les navettes où, entassés comme des moules à la place Sainte Catherine, nous attendions péniblement d'arriver à l'entrée (le trajet dure environ 5 minutes mais vous en sortez toujours avec cette odeur pétillante de transpiration d’autrui sous le nez!).
Arrivée en V.I.P, je me retrouve dans une salle fantasmagorique, au décor sombre bleuâtre où une jeune femme sert des petits cocktails à la vodka noir au gout très particulier! J'aperçois déjà des deejays discutant sur le balcon avec vue sur la salle principale. J’ai même failli trébucher sur un membre de Forma T.
Cette année, contrairement aux précédentes, je décide de faire le tour des deejays que soit je ne connaissais pas, soit j'avais rarement entendu auparavant. Je commence par Party Harders: il n'est que 20:00 et la salle est pleine, un set qui n'a pas besoin d'introduction pénible. Il commence et termine fort, suivi par les autant talentueux "The Proxy" et les magnifiques "A-Track".
On se déplace à la salle verte, Joris Voorn, que j'avais déjà entendu maintes fois dans les endroits plus divers (la dernière à une rave dans les bois à Naples), reste fidèle à soi-même. C’est du bon son mais ce n’est pas ma tasse de thé.
Par erreur je me retrouve dans la salle jaune où Laurent Garnier joue et qui, de mon avis, est un peu décevant musicalement et dont le set ressemble très fort à la musique d'ambiance du sushi shop (ce qui explique d'ailleurs pourquoi j'y commande toujours à emporter mais ne reste jamais). Après vingt minutes, on en peut plus, mes amis montrent des signes d'instabilité mentale et moi-même commence à avoir des hallucinations et à demander aux gens prés de moi si le menu sashimi à emporter comprend de la pulpe ou non.
On sort, il est 01:00 et quatre salles sur six sont fermées car leur capacité est au maximum et, effectivement, personne ne semble se reposer dans la "chill out" room ou "l'espace bouffe" quand Vitalic (salle rouge), Boys Noize (salle bleue), Tocadisco (salle jaune) et the Bloody Beetroots (salle orange) jouent.
on essayera d'être présent pour I Love Techno 2010 :-)