Goldenboy et le label Kumquat vous présente le duo français PRIME TIME !
Le grandissant label suisse KumQuat Tunes clôture un brillant chapitre sur la scène progressive house mondiale et change son orientation vers la techno au sens le plus vaste du genre. Son nouveau nom sera seulement KUMQUAT, appliqué au label mais aussi pour la section bookings (KumQuat Bookings). Cette plateforme a été crée en 2008 dans le but d’introduire leur nouveau Dj pool : une équipe solide d’artistes internationaux qui partagent leur passion dans la diversité de la Techno. Ce label propose un pool composé par des artistes tels que : Prime Time, MOS, Soundexile, Dokser, Tolis Q, Khainz, Wicked Wilma, Logiztik Sounds et Dj Ondrej.
Le duo français Prime Time, signé récemment chez Kumquat, est composé de Johan Speissegger et Jeremy Carrasco (plus connu sous le nom de Dj Natas, qui fut l’un des meilleurs djs français pionnier de la scène progressive il y’a quelques années).
Jeremy et Johan sont également tous deux issus de la scène techno underground du début des années 90, et c’est au terme d'une année de travail commun, qu’ils sont aujourd'hui en mesure de présenter le fruit de leurs expérimentations. Du mélange de leurs influences et de leurs différences, découle une minimale deep, dark et dancefloor au groove hypnotique et ravageur.
Ce duo frenchy se voit gratifier d’un supporter de choix, puisqu’il s’agit d’Oxia, auteur, entre autre, d’un du tube 2006 : Domino. Producteur Techno international hyper respecté et fer de lance de son propre label Goodlife aux cotés de The Hacker ou Kiko, c’est tout naturellement qu’il prend le duo français Prime Time sous son aile. Mais quel est donc ce vent frais soufflant efficacement sur tous les dancefloors mondiaux ?
Bonjour Jérémy, bonjour Johan ! Il paraîtrait que vous vous connaissez depuis 25 ans ! Pourriez-vous nous en dire plus sur vos carrières respectives avant de lancer le duo « Prime Time » ?
Johan : Bon je vais essayer d être bref…J’ai commencé par jouer dans les raves qu’on organisait avec Jeremy et d autres potes il y a maintenant presque 15 ans puis j’ai pris un peu le large pour me consacrer à d’autres activités artistiques qui m’attiraient depuis un moment.
En 2001, j’ai eu la chance de faire une tournée de plus d’un an avec MANO SOLO (j’avais un petit one man show en première partie et je les accompagnais à la trompette sur un morceau) pendant laquelle j’ai été en immersion totale avec des musiciens de tous bords qui m ont enseigné énormément de chose dont une première approche de la compo et de la MAO.
En revenant, je joue de la trompette sur des DJ deep house (dont DJ Gregory aux Bains Douches), puis INFRAJAZZ est élaboré avec Guet (Room10), un groupe deep house electro/acoustique, basé sur l’impro et le mélange des couleurs. On a sorti quelques tracks dont un vinyle (Time chez Chocoflash) et obtenu une émission de radio hebdomadaire du même nom basé sur le même principe.
Puis une nuit, dans les grosse light d un club parisien enfumé je suis retombé sur mon pote Jeremy avec qui on s’est dit que c était le moment de monter quelque chose ensemble…
Jeremy : Dj depuis le début des années 90, style progressive, tek house, électro jusqu'à la minimal …plusieurs releases sous différents projets (Missing time / Fiction) sur des labels comme Plusquam, Zma, Submachine …
Comment s’est déroulé votre rencontre avec Oxia, l’un des producteurs les plus sollicités de la scène Techno ? Se faire remixer par Oxia - Prime Time - Rotor (Oxia Rework)- n’est pas non plus à la portée de tout le monde !
C’est justement ça qui nous a un peu fait halluciner, la simplicité et la sincérité de cette rencontre…
Il nous a contacté (après être tombé un peu par hasard sur notre myspace sur laquelle il a aimé les tracks en écoute) pour nous proposer de les sortir via Goodlife…Alors là tu te demande si t’es pas en plein rêve et tu dis « ouais ça marche ! » sans te faire prier.
Après quelques mails échangés on se rencontre au Rex pour une Goodlife party où il nous a reçu à bras ouvert et nous a présenté tout son petit monde. C’était vraiment bizarre de se retrouver au milieu de tous ces artistes qui nous on fait transpirer et voyager sur les dance floor de notre jeunesse mais ce n était pas possible d être mal a l aise tellement ce mec est zen et sympas.
Non seulement il est respectable pour son travail d’artiste et ce qu’il apporte à la scène française, mais s’ajoute à ça une personne vraiment appréciable et « vrai ».On espère vraiment continuer à bosser avec lui.
Pensez-vous que le Hardware s’est fait surpassé par les nouvelles générations softwares, comme beaucoup avancent dans la presse ?
Quand je vois et j’entend un live de Hardfloor, j’ai des doute sur le fait que le hardware serait relayé au placard…Le software apporte peut être une qualité sonore parfaite très accessible mais rien ne remplacera jamais le toucher d’un bon gros synthé ou l’interactivité intuitive d’une bonne vieille TB, après c est juste une histoire de moyens et de savoir faire.
Ce n’est pas en appuyant bêtement sur un bouton « play » qu’on s’éclate sur un live, il faut du « solide ».
Peut être que la nouvelle génération de contrôleurs midi peut être un compromis entre les deux : le hardware au service du software et vice versa…

Votre son est très mental et dancefloor, comment arrivez-vous à combiner ces différents aspects, souvent antagonistes ?
Ce sont justement nos différences mises dans une même direction qui rendait l’expérience intéressante. Mais nous n’inventons rien, on a juste mêlé nos premières influences de jeunesse commune avec nos différence de parcoure et d approche en se fixant comme objectif une musique percutante et hypnotique. C’est en tout cas ce qu’on cherchait quand on sortait : danser et voyager. C’est dans ce « cocktail Molotov » que nous y trouvons notre compte.
Quels sont les artistes que vous écoutez actuellement ?
On écoute pas mal (entre autres…) Pan Pot, Gaiser, Paul Ritch, Exercise one, et Jeremy est un grand fan de Radiohead …
Quels sont vos classiques, vos références ?
Il en aurait tellement a citer…
Herbie Hancock, Jefferson Airplane, Pink Floyd, Kraftwerk, DJ Pierre, Les Spiral Tribe, Laurent Garnier, Plastikman, Dave Clarke, Jeff Mills, Liza’N’Eliaz, Sven Vath, Hardfloor, Technasia, the Youngsters, Space DJ’s, Oxia en fait partie…enfin tous ces gens qui ont inventé peu à peu et fait évoluer la scène électronique d’une façon ou d’une autre.
Vous avez sorti sur Bus Record l’EP Boucle étrange. Un clip a également été réalisé par Shag (diplômé de l’ESRA à Paris - Ecole Supérieure de Réalisation audiovisuelle). Comptez-vous beaucoup sur les moyens de promotions vidéo ? Pensez-vous que c’est un moyen de promotion indispensable à l’heure ou Youtube est une référence en matière de buzz pour les artistes ?
Au delà d’un moyen de promotion intéressant, c’est aussi un support, pour nous, indissociable de la musique électronique. Il y a toujours eu des écrans qui balance des visuels dans les raves et même les clubs donc pour nous c’est dans la suite logique des choses d’accompagner la musique à des images, ce qui en plus élargi les possibilités d’expression.
C’est plus agréable de découvrir un morceau avec un clip plutôt que de bloquer sur les vieux visuels des players…
Lors de performances en club, live ou Djing, préparez-vous votre playlist ou bien improvisez-vous en fonction du public et de l’osmose qui pourrait en résulter ?
En ce qui concerne le live, une trame est posée mais on garde une partie de jeu et d’improvisation.
Pour le djing, c’est autre chose, c’est plus une histoire de feeling et de température du dance floor…
Quel regard portez-vous sur le fait que la promotion a pris une ampleur tellement considérable, que parfois il suffit de quelques pubs bien placées en télévision à 19h58 sur une grande chaîne pour lancer des ribambelles d’artistes médiocres ?
Que peut on faire si les gens sont assistés au point de consommer ce que ce qu’ on leur dit de consommer autant en nourriture qu’ en musique…D’un coté cela contribue à la mort à petit feu du renouveau artistique mais d’un autre ça donne un coup de boost à la scène underground qui grossi avec tous les mecontents qui vont voir plus loin que le « préfabriqué prêt à consommer » avec lequel on nous martèle avant le 20H.
Vos endroits cultes pour faire la fête ? Ibiza ou Kazantip ?
A choisir entre les deux, je pencherais pour la scène « underground » d’Ibiza que j’adore mais j’ai de très bon souvenir de grosses ambiance au Fuse à Bruxelles mené en main de maitre par Deg et Pierre ou encore au Café d’Anvers. Les Belges font plus la fête que les français c’est une certitude…
Jeremy affectionne particulièrement l’Allemagne, moi je pencherais pour l’Espagne.
L’Europe de l’Est, on n’a pas encore eu l’occasion d’y gouter…
Un grand merci à vous, Ready2move vous souhaite longue vie !
by GoldenBoy
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