A l’occasion du premier anniversaire de notre website Ready2Move, nous avons eu le grand honneur de recevoir le fameux DJ Kareem Junior ce dimanche 5 février passé ou l’on a pu l’entendre électriser le dance-floor comme jamais. Très en vogue en France dans des lieux prestigieux que l’on ne présente plus tels que le Queen, les Folies Pigalle, le Vinyl, il est également présent sur la scène internationale, puisque l’on peut l’entendre jouer à Amsterdam, Los Angeles, Londres, Barcelone, Madrid et bien sûr Milan ou il est résident au Billy Club.
C’est dans les loges du Cabaret (Louise Gallery Event Hall) que votre GoldenBoy a eu l’immense plaisir de l’interviewer.
Comment as-tu découvert la musique ?
En fait, je suis né à Paris, j’ai commencé des études de cinéma à la fac, puis j’ai découvert le clubbing en tant que clubber pendant de nombreuses années, et, de sorties en sorties à travers le monde, tout cela m’a finalement donné envie de mixer et de produire…
A ce propos, as-tu d’abord eu envie de créer ou de mixer ?
La première envie a été de créer,…
Tu as d’ailleurs fait un remix de Zaya…
Oui, celui de Initiation of Love, chez Airplay, Universal
La même boîte que Benassi…
Oui. Je continue puisque j’ai monté mon home studio.
Des projets en cours ?
Oui, J’ai un projet que j’espère concrétiser, c’est un remix que m’a demandé de faire Gala, la chanteuse, qui revient, un peu sous la pression des fans…
Justement, tout le monde se demandait où elle était passée…
Oui, Gala est un personnage qui fait énormément de choses. J’ai été contacté par ses producteurs qui cherchaient un DJ français pour faire un remix du prochain single qui sortira en France. Ceci pourrait être une belle opportunité pour moi et une belle perspective…c’est en cours…
Pour se faire connaître, crois-tu qu’il faille commencer par des remixes ou par ses propres prods ?
Ce n’est pas forcément en faisant ses propres titres. C’est vrai qu’en faisant des remixes, tu peux te faire connaître…dans mon cas c’est une occasion qui me tombe dessus. Vu que je mixe un peu partout, notamment au Billy Club à Milan, cela a été facile pour les producteurs (italiens) de me contacter…ce qui peut être un beau tremplin. Bien sûr, j’ai aussi envie de faire mes propres prods…
Electro-Tribal ?
Non, plus House-Tribal mais tout en gardant une touche Soul, puisque j’ai grandi avec la Soul, la Funk, donc je garde toujours mes racines empruntes de la Soul Music…Mais ça peut après partir sur du Tribal, avec des sons Electro mais sans tomber dans l’Electro pure qui est un style à part entière.
C’est vrai que sur Internet on te décrit beaucoup comme un Dj Tribal-Electro…
Non, c’est une fausse information, je ne joue pas du tout Electro, mon style musical va de la Funky House à la Tribal, un peu à l’espagnol, mais j’aime bien mélanger les genres, House Funky avec des sons Electro, et ça passe très bien, sans être trop puriste…
Comment as-tu commencé à mixer au Billy Club à Milan ?
Tout a commencé par une rencontre, j’avais loué une maison avec des amis il y a deux ans à Ibiza. On avait organisé une soirée privée, une pool party, et les promoteurs du Billy Club étaient là…c’est comme ça que ça s’est fait.
Et à Paris ?
J’ai mixé un peu partout, j’ai mixé au Queen, au Red Light, je n’ai pas de résidence régulière.
Les choses ont démarré assez vite non ? Tu as commencé en 2002, 6 mois plus tard tu tournais partout…
Oui, du fait d’être un clubber qui sortait beaucoup, ça te permet de rencontrer du monde qui peut te donner une chance…
Ca fonctionne beaucoup par contacts ?
Oui, mais après il faut le talent pour continuer…
Et garder la tête sur les épaules…
Oui, ça je la garde (laugh) !
Que penses-tu des jeunes qui veulent être DJ’s et qui s’imaginent tout de suite rentrer dans le star-system genre David Guetta et Co ?
Je pense qu’il n’y a pas beaucoup de place, que les places sont chères…ce qui fait la différence, c’est le talent et s’il y en a, quiconque peut réussir en s’accrochant.
Tu évolues beaucoup dans le monde de la nuit. Les jalousies, les concurrences en font partie, ça ne te saoule pas parfois ?
C’est comme dans tous les milieux professionnels. A partir du moment où le monde de la nuit devient pour moi un milieu professionnel, il y a forcément un changement d’attitude avec les gens, mais je ne pense pas avoir de problèmes particuliers. C’est évident que ce n’est plus comme avant où l’on est simple clubber, ça fait partie du métier donc on est forcément en représentation. Mais bon, il faut connaître les règles du jeu, je pense que c’est partout pareil…
On colle des étiquettes ?
C’est possible, mais, moi, ça me passe au-dessus de la tête. Ce qui m’intéresse, c’est de faire bouger les gens, que les gens aiment ma musique, tout ceci passe bien avant tout ce qu’il peut se passer dans le microcosme de la vie parisienne. Le reste ne m’intéresse pas.
On est d’accord. Question terre-à-terre : 3 morceaux qui te font vraiment vibrer ?
Ha ! C’est beaucoup demander … (laugh).
Les trois premiers qui te viennent à l’esprit ? Ceux que tu écoutes en ce moment…
Trois producteurs que je trouve intéressant sont des gens comme Mark Knight, Dj anglais, et aussi créateur du label Toolroom. J’aime aussi Seamus Haji, DJ producteur qui a créé le label Biglove, et Ian Carey qui fait des remixes intéressants. Mon style musical est très large, je ne me focalise pas dans un style particulier, je joue ce que j’aime et si ça plait tant mieux.
Y’a-t-il un club que tu affectionnes particulièrement, une soirée qui t’a marqué ?
Oui beaucoup, le Billy Club à Milan, il y a une bonne énergie… J’aime aussi le Queen, qui a un excellent sound system. Chaque endroit à sa particularité, j’ai bien aimé la Loveball, qui a été un événement énorme en Europe (6000 personnes !!! - NDLR), j’espère d’ailleurs que cela va se reproduire ! Je salue aussi les organisateurs d’avoir tenté l’expérience, on a besoin aussi en Europe de grands rassemblements, tout comme les américains qui ont leur Circuit Party…
Penses-tu que le métier de DJ est éphémère ? As-tu des projets en vue ?
C’est vrai que je me vois mal encore mixer aux platines à 50 ans (laugh), c’est le métier de producteur qui m’intéresse le plus, si je réussi dans ce métier, je prendrai toujours autant de plaisir à mixer quand on m’invitera.
Tu parles de production, as-tu un studio chez toi ?
Oui, j’ai monté mon propre home-studio.
Comment as-tu commencé à le monter ?
Petit à petit, ce sont des rencontres,…on est un peu autodidacte dans ce métier, personne ne te dis réellement comment il faut faire, on apprend sur le tas, via Internet, des rencontres. Je ne suis pas musicien, comme la plupart des DJ’s producteurs d’ailleurs. Avec une bonne oreille et un peu d’idées, on peut faire des choses intéressantes, c’est vraiment de la création, plus que passer des disques en tant que DJ. Créer son morceau, c’est vraiment super…
Je ne te poserai pas la question habituelle « le scoop pour Ready2Move » puisque je crois que c’est déjà fait avec tes infos à propos de la chanteuse Gala !
Oui, j’ai été contacté par les producteurs pour la remixer et son nouveau single s’appellera « I Like The Way »
Prêt pour mixer ?
Oui j’aime bien mixer festif, que les gens bougent, je ne joue jamais trop hard ou trop dark, il y’aura du groove, de la Tribale…
Merci à toi, on est impatient de t’entendre !
C’est moi qui vous remercie !
by GoldenBoy
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