Reportage : Festival de Dour 2005

Jeudi 14 juillet, festival de Dour, journée orientée Techno/Electro.

Les campeurs se suivent le long de la route. Vivres, alcools, shorts et bikinis donnent le ton.
Le soleil est de la partie, la chaleur aussi. Il est 14h00, les festivaliers arrivent en masse, les parkings sont rapidement investis.
DourNous voilà embarqués dans une longue file d’attente. Je coupe le moteur et m’imprègne de cette ambiance typique de festival. Autour de nous les fêtards se préparent, rivalisant d’audace en arborant les looks les plus excentriques («Je dis 'Vive La Fête'! Oui c’est excentrique», cfr Vive La Fête s’étant produit le samedi – échos monumentaux et réussite totale). Musique à fond dans les voitures, sourires aux lèvres et tenue de plage : le décor est planté...

DourA l’entrée, la tension monte. Les campeurs, chargés comme des mulets, s’impatientent. Les amis des amis des copains des amis des autres tentent de se retrouver. Les coups de soleil sont légion.
Petite mise en jambes. D’un chapiteau à l’autre, de groupes en groupes, nous prenons nos marques et goûtons quelques collations alcoolisées.

 

The Penelopes16h40 ; enfin ! The Penelopes entre en scène, masqués, concentrés comme d’habitude. Le public s’amasse dès les premières notes. D’un côté les fans, de l’autres les néophytes. Ségrégation indiscernable en fin de concert tant Axel et Vincent ont su séduire la foule...
The PenelopesUn exemple d’intelligence musicale. Axel sait littéralement jouer avec la mélodie, telle un élastique, placer sa voix à sa guise, pour au final, ne faire qu’un avec la musique. Une fois de plus, The Penelopes ont fait preuve d’un talent incontestable et d’une faculté absolument indécente à faire suer et bouger. Une vraie claque ! Merci pour le voyage !!!

SweatshopSelon beaucoup d’échos, deux grandes découvertes : Lady Jane et Sweatshop (d’aucuns diront qu’il est toujours temps de les ajouter à leur répertoire de référence en la matière de musique électronique). Ces derniers, deux artistes produisant sur le label Dirty Dancing Recordings, est un duo de Dj / producteurs composé de Bryan Raffault & Balthazar Pinto.
C’est en 2000 qu’ils décident de s’unir dans la production et créent ensemble le projet « Sweatshop ». Leur style Electro-House, Minimal, Old-School Stuffs et leurs influences 80’s évidentes ont mis le festival en ébullition.

Lady JaneQuant à Lady Jane, j’ai été frappé par sa facilité naturelle à mixer tout en restant très humble et souriante. J’ai rarement vu une Djette se prendre aussi peu la tête. J’ai encore une partie de son set en tête. Magnifique ! Et dire qu’à ses débuts, on lui reprochait de ne pas passer assez de commercial. Comme quoi les pseudo pros du milieu sont parfois très mauvais… (Ndlr : on déteste le commercial !!!).
Lady JaneJane a commencé sa carrière comme DJ dans les années '90, quand son style house de Detroit et de Chicago était très populaire. Elle était aux Food Parties à Louvain, avec de grands DJs comme Kenny Hawkes (« Play The Game »), Stacey Pullen et Derrick May. Lorsque l’Electro est devenue plus trendy, de nouveaux clubs ouvraient leurs portes et ils sont devenus "the place to be". Entretemps, Jane jouait à Londres, Amsterdam, Paris, Berlin, ainsi qu’en Espagne et partout en Belgique.
Dour Elle jouait avec Miss Kittin, Félix Da Housecat, Ellen Alien, Tiga (l’excellent « Pleasure From The Bass»), Blackstrobe, I-F, Ladytron, 2 Many DJ’s, Dr Lekrtoluv, Electric Indigo, Michael Mayer (qui a en outre remixé le fabuleux « Happy Valentine » de Miss Kittin) et tant d'autres.
Depuis quelques mois, Jane joue dans son propre Cat Club à Bruxelles et elle est DJ-résidente aux nuits Dirty Dancing au Mirano. Comme quoi, les fortes têtes qui croient en leur style réussissent toujours.

DourMandrak, un autre résident du Dirty Dancing et des soirées Villa Vintage l'H2O et au Fuse) , est resté aussi performant qu’à l’accoutumée. La foule hypnotisée l’a suivi instantanément, et ce, du début à la fin de son set mémorable (voir l’interview).
VitalicRéussite monumentale pour Vitalic, qui en une heure a littéralement fait monter l’entropie de toute la vile de Dour et dégagé plus de chaleur que 10 000 machines à feu réunies.
VitalicTrès bonne version de « My Friend Dario », mon morceau préféré, je ne vous le cache pas. Hystérie collective et pogos au rendez-vous. Si vous ne le connaissez pas encore, il serait peut-être temps de vous y mettre, Vitalic est un des artistes les plus créatifs à l’heure actuelle. Vous en connaissez beaucoup qui font de la polka électronique ?

DourEnfin, Felix Da Housecat (qui a ressorti un merveilleux remix de Blur) et The Hacker (connu par les plus branchés pour ses duos avec Miss Kittin) ont achevés de mettre en transe les festivaliers boostés aux rythmes les plus endiablés.
DourA noter que cette année fut faste, car pour la première fois, le festival affichait complet (128.000 personnes sur 4 jours) !
Les records au niveau des fréquentations sont battus d'année en année tout en conservant la même formule : un festival alternatif sans grosse tête d'affiche et qui fait la part belle aux découvertes.

Je tiens personnellement à remercier tous les bénévoles du festival (1400) qui ont assurés l’intendance d’une main de maître. On les oublie trop souvent, et c’est regrettable.

Sur ce, nous vous donnons, d’ores et déjà, rendez-vous en 2006 à Dour, du 13 au 16 juillet pour le prochain festival!

 

by GoldenBoy

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